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Article de Politic Région

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Le 12/09/2016

L’UDI 31 a fait sa réunion de rentrée hier au château Catala de Saint-Orens, en présence du maire centriste de la commune, Dominique Faure, de la porte-parole de l’UDI et ex-ministre Chantal Jouanno, du président départemental le sénateur Pierre Médeviell

 

En cette pré-période électorale, l’UDI appelle plus que jamais au grand « rassemblement », dans un contexte jugé critique sur le plan national. Un message relayé jusque dans les rangs de la fédération de la Haute-Garonne, lors de la grande fête de rentrée qui a eu lieu hier à Saint-Orens, effectuée sur le thème fédérateur du sport. « Nous voulons une UDI ouverte », contextualise Dominique Faure, maire de Saint-Orens-de-Gameville, et investie sur la 10e circonscription de la Haute-Garonne pour les prochaines législatives. Pour rappel, l’UDI avait vu le jour en 2012 sous l'impulsion d'un certain Jean-Louis Borloo, qui voulait construire « l’UDF du XXIe siècle ». Mais depuis le départ du leader charismatique pour raisons personnelles, cette fédération de partis est en proie à la division. Et la présidence nationale de Jean-Christophe Lagarde (maire de Drancy) ne suffit pas à ramener de l’ordre en interne. « Je travaille à la réunification de cette famille politique. […] Plus que jamais la vérité est au centre. Et j’espère que nous allons arriver à faire un grand rassemblement. Plus que jamais il est temps de se retrouver », avance le sénateur-maire de Boulogne-sur-Gesse, Pierre Médevielle, fraîchement élu à la tête de l’UDI 31.

Un appel à se mobiliser

Complètement absent de la primaire de la droite et du centre, voire effacé au profit du parti Les Républicains, l’UDI appelle pourtant ses militants à se mobiliser les 20 et 27 novembre prochains, en préambule de la Présidentielle de 2017. Pourtant, Chantal Jouanno, affirmait il y a quelques jours encore à L’Opinion que cette primaire était celle des candidats Les Républicains, non celle de l’union de la droite et du centre. Au final, La Haute Autorité a validé la candidature de huit candidats ; sans grande surprise pour certains. « Il y a le exister avec et le exister contre et parfois, le exister avec est plus fort que le exister contre », justifie la maire de Saint-Orens. « Il n’y a pas eu de discussion avec LR sur les conditions d’organisation de la primaire ; mais le fait de ne pas avoir de candidats ne veut pas dire se taire », précise tout de même l’ex-ministre Chantal Jouanno. En dernier recours d'ailleurs, si désaccord politique profond il y avait avec l’ensemble des candidats de droite, l'UDI se réserve la possibilité de présenter elle-même un candidat ou d'en soutenir un. Et Chantal Jouanno d'enfoncer le clou : "Ce que l’UDI va pouvoir dire va avoir un certain impact sur ceux qui vont aller voter. Cette primaire va beaucoup se jouer sur la mobilisation de l’électorat."

Macron : au sein de l’UDI tout le monde est dans la logique de parler avec lui

Macron or not Macron ?

Président d’honneur de l’UDI 31, Alain Chatillon évoque en interne une « prise de position individuelle et non collective ». Pas de consigne de vote, donc. La mouvance centriste est très partagée quant aux soutiens apportés, et s'interroge aujourd'hui autour de la montée en puissance dans les sondages de l’ex-ministre de l’Economie, Emmanuel Macron. « La réalité, c’est qu’au sein de l’UDI tout le monde est dans la logique de parler avec lui. Maintenant, on attend de voir ce qu’il pense sur l’Europe, les questions sociales, la sécurité... Nous allons juger de la sincérité de sa démarche, et où il souhaite aller », confirme Chantal Jouanno qui a apporté son parrainage à Nathalie Kosciusko-Morizet. Une autre partie de l’UDI soutient le candidat Alain Juppé, plus proche de ses valeurs et de son projet politique, à l’instar d’Alain Chatillon pour qui d'ailleurs « le corpus idéologique des positions politiques a changé ». Si la liberté de ton est donc de mise à l'UDI, Pierre Médevielle envisage en définitive la situation sous un autre angle : « Cette élection, il faut la voir avec son côté chronologique. Tant que cette primaire n’a pas eu lieu, il est difficile d’aller plus loin ». Et par conséquent, d’envisager pour l’heure des accords avec les uns et les autres. On y verra donc plus clair fin novembre côté centriste.

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