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Interview de Pierre Medevielle dans Actu Côté Toulouse

Interview de Pierre Medevielle dans Actu Côté Toulouse

Le 12/09/2016

En juin 2016, le sénateur-maire de Boulogne-sur-Gesse Pierre Médevielle était élu à la présidence de l'UDI de Haute-Garonne. Il évoque les dossiers chauds de la rentrée. Interview.

 

Le 6 juin 2016, Pierre Médevielle, sénateur-maire de Boulogne-sur-Gesse, devenait le nouveau président de l’UDI de Haute-Garonne. Il battait Jean-Jacques Bolzan, adjoint au commerce à la mairie de Toulouse et président du Parti radical valoisien du département. Une élection que ce dernier avait alors contesté.

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Il évoque les dossiers chauds de la rentrée et l’année politique qui s’annonce, avec en point de mire l’élection présidentielle et les législatives de 2017. Interview.

Côté Toulouse. L’UDI de Haute-Garonne organisait sa fête de rentrée à Saint-Orens, samedi 10 septembre 2016. Quel était le programme de la journée ?

Pierre Médevielle. C’était une journée de convivialité qui a permis de se retrouver après l’élection, puis la mise en place du bureau. Une année chargée nous attend et l’objectif est de se mettre en ordre de marche.

C. T. : Votre élection s’est déroulée dans un climat tendu. Quelle est l’ambiance au sein de la fédération UDI en cette rentrée ?

P. M. Le contexte est tendu depuis la scission des municipales de 2014, qui a ravivé les tensions. D’ici là, j’espère que les grincheux auront passé un bel été ! Actuellement, seuls trois imbéciles continuent de s’étendre sur la toile en balançant des insultes. Je n’y réponds pas mais si ça continue, il se pourrait que je porte plainte.

C. T. : Quelles sont les forces militantes de l’UDI de Haute-Garonne ?

P. M. Mon but est de vite regonfler les effectifs. Actuellement, nous comptons 500 cartes en Haute-Garonne. C’est insuffisant. À l’époque, l’UDF pesait davantage que le RPR mais avec la création de l’UMP, 90% des effectifs avaient alors suivi Philippe Douste-Blazy. Nous devons avoir une vision plus large et ne plus gérer les composantes de l’UDI comme des chapelles.

C. T. : La présidentielle de avril-mai 2017 sera le fait marquant de l’année politique qui s’annonce. Quel rôle peut jouer le centre et l’UDI dans cette élection ?

P. M. La présidentielle va se jouer au centre. Ou plutôt, elle ne se gagnera pas sans le centre. L’élection va se jouer à trois, le FN ayant ponctionné les effectifs de la droite et de la gauche. Et comme cela risque d’être serré au premier tour, la droite aura besoin de nous.

C. T. : Quels candidats à la primaire vous séduisent le plus ?

P. M. Parmi les profils de nos adhérents, il y a peu de sarkozystes. Nicolas Sarkozy ne nous drague pas mais il aura besoin d’un accord avec les centristes. Quant à Alain Juppé, François Bayrou a déjà annoncé son soutien au maire de Bordeaux en cas de victoire. L’UDI pourrait se retrouver dans un même rassemblement s’il gagne.

L’UDI, par la voix du président national Jean-Christophe Lagarde, a annoncé sa volonté de ne pas participer à la primaire, même si nous avons pensé à une candidature de dernière minute. Les choses ne se décanteront véritablement qu’à partir de la fin de la primaire, fin novembre. Mais l’union sera impérative. Depuis 20 ans en Haute-Garonne, toutes les élections que nous avons gagnées se sont déroulées dans l’union.

C. T. : Jean-Christophe Lagarde, justement, discute ardemment avec Emmanuel Macron. Quel est votre regard sur une éventuelle candidature de l’ancien ministre de l’Économie ?

P. M. Il y a 15 ou 20 ans, je vous aurais dit que c’est un épiphénomène. Aujourd’hui, dans un contexte de ras-le-bol des formations politiques, il y a de la défiance et de la méfiance.

Je ne suis pas certain qu’Emmanuel Macron soit un épiphénomène. Plusieurs enquêtes d’opinion montrent que les Français sont prêts à voter Macron. Il faut considérer sa candidature avec sérieux.

Toutes les hypothèses sont ouvertes, mais on peut dire que nous sommes dans une phase intermédiaire entre la discussion et la négociation.

C. T. : L’UDI de Haute-Garonne a pré-investi sept candidats pour les élections législatives de 2017. Combien de circonscriptions pensez-vous conserver au final après les négociations avec la droite ?

P. M. Si nous gardons deux circonscriptions, ce sera bien. Pour nous, sept circonscriptions pour les Républicains, deux pour l’UDI et une pour le Modem serait un bon compromis.

C. T. : 2017 sera également l’année de l’application de la loi sur le non-cumul des mandats.

P. M. Je suis contre cette loi, qui a été votée pour faire de la communication politique sans réflexion profonde. Mais constitutionnellement, nous ne pourrons pas revenir dessus en cas d’alternance. Et il faudrait que ceux qui ont voté pour cette loi et qui ont des convictions montrent l’exemple, comme Carole Delga (la présidente de la région Occitanie cumule avec son poste de députée jusqu’en 2017, ndlr) et Jean-Yves Le Drian (le ministre de la Défense est aussi président de la région Bretagne).

Pour ma part, je suis plutôt favorable à un seuil, où on pourrait cumuler un mandat de député ou de sénateur avec un mandat de maire d’une ville de moins de 10 000 habitants.

En octobre, nous déposerons un amendement au Sénat pour que celles et ceux qui ont été élus en 2014 puissent aller au bout de leur mandat local, en 2020 ou en 2021.

C. T. : En cas d’application de la loi, quel choix ferez-vous ? Sénateur ou maire ?

P. M. Je resterai sénateur. J’ai 27 ans d’expérience en mairie et lancé pas mal de projets. Le travail du Sénat est peu connu mais le bicamérisme de nos institutions (Assemblée nationale et Sénat) participe à l’équilibre républicain. En 2015, 40% des amendements votés au Sénat ont été acceptés à l’Assemblée nationale. C’est significatif.

Photo de Anthony Assemat

Anthony Assemat

Journaliste, chef d'édition à Côté Toulouse

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